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TagsSales Working Capital Economies Finance (General)
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Page 1

BU S I N E S S ADV I S O RY
SE RV I C E S

JU I N 2007

Le BFR, un réel enjeu
pour l’entreprise
De l’émergence à la performance
de la “cash generation”

Résultats de l’enquête 2007

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LE BFR, UN RÉEL ENJEU POUR L’ENTREPRISE : RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE 2007

Sommaire
Faits marquants 1

1. Méthodologie et structure de l’échantillon 2

2. Le BFR, quelles conditions pour générer du cash ? 4

3. La “cash generation” promise à un bel avenir... 9

4. ... Des marges de progression identifiables 18

Perspectives 24

Edito
Si l’enquête 2004 consacrait l’émergence de la « cash generation », il nous a paru important de mettre en
perspective les réponses d’aujourd’hui pour illustrer la confirmation du mouvement de fond : la conquête
de la «cash generation». L’étude mettait en valeur l’importance croissante que représentait l’émergence
de la gestion du besoin en fonds de roulement (BFR) et 97 % des entreprises interrogées lui prédisaient un bel
avenir.

En 2007, Ernst & Young, pour la deuxième édition de son enquête, a souhaité apprécier le degré de maturité
des entreprises sur la gestion du BFR afin de leur permettre de se positionner.

Bien que l’environnement financier actuel donne aux entreprises de relatives facilités pour se financer (taux
d’intérêt peu élevés, accès facilité aux marchés financiers, présence de plus en plus importante de fonds
d’investissement), le besoin en fonds de roulement reste un des sujets majeurs de préoccupation des entreprises.

Longtemps, les entreprises ont vu dans le BFR une menace qui aurait orienté les choix en faveur d’objectifs
de rentabilité à court terme au détriment d’un développement pérenne. Désormais, le BFR semble davantage
perçu comme une opportunité.

Pour la majorité des répondants en effet, la mise en place d’une politique de gestion du BFR constitue une
véritable occasion de fédérer les opérationnels autour d’une vision financière de l’activité de l’entreprise
et, qui plus est, autour d’une vision commune. Cela constitue dès lors une circonstance idéale pour arbitrer
en connaissance de cause les choix opérationnels.

Quoi qu’il en soit, l’enjeu d’une telle démarche consiste à maîtriser la croissance de l’activité, c’est-à-dire
à l’inscrire dans un développement rentable.

Nous avons par ailleurs recueilli des témoignages d’entreprises et d’acteurs importants dans le financement
du BFR ainsi que des avis d’experts qui complètent judicieusement les résultats de l’enquête.

Bonne lecture à tous…

Claude Walbert Marc-Antoine Cabrelli

Associé Associé

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LE BFR, UN RÉEL ENJEU POUR L’ENTREPRISE : RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE 200712

LA “C A S H G E N E R AT I O N”P RO M I S E À U N B E L AV E N I R. . .

Utilisez-vous chacun des moyens suivants pour financer le BFR ? (en %)

Le reverse factoring

Le nantissement de stocks

La mobilisation de créances nées
sur l'étranger (MCNE)

La titrisation

L'affacturage

La loi de cession Dailly

Le découvert en compte
courant groupe

Le découvert bancaire

Base : 180 répondants

62 38

57 43

17 83

14 86

8 92

7 93

6

5

94

95

Oui

Non

Globalement, les entreprises interrogées disent financer leur besoin en fonds de roulement par les moyens
traditionnels : découvert bancaire (62%) et découvert en compte courant groupe (57%).

Les résultats le montrent : la titrisation reste un moyen de financement réservé aux très grandes
entreprises. Si seuls 8 % des entreprises de notre échantillon y ont recours, 32 % de celles qui réalisent
un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard d’euros l’utilisent.

La loi de cession Dailly* et l’affacturage* restent encore utilisés de façon marginale respectivement à 17%
et 14%.

Quant aux autres modes de financement (mobilisation de créances nées sur l’étranger, le nantissement
des stocks et le reverse factoring*), ils restent confidentiels.

_________________________________________________

* Voir glossaire.

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Dans l’enquête que nous avons réalisée, 14% des
entreprises interrogées utilisent l’affacturage comme
moyen de financement de leur activité. Qu’en pensez-vous ?

Depuis 2000 l’affacturage est devenu le premier mode de
financement à court terme causé des entreprises devant
l’escompte et la cession Dailly. Au regard de la loi de
cession Dailly, l’affacturage est plus simple en termes de
processus et de régularité.

Factofrance est le numéro un de l’affacturage avec
27 milliards de créances achetées en 2006, pour
un marché qui atteint pour la première fois 100 milliards
en France. Cela représente une croissance de 13,3 % dans
un marché où Factofrance revendique son positionnement
unique de société indépendante.

L’affacturage a le vent en poupe. Depuis quarante ans sans
exception, nous enregistrons une croissance régulière. Et ce
quelle que soit la croissance économique. Notre métier
s’adapte en effet au financement de la croissance ainsi qu’au
financement d’entreprises fragiles ou en difficultés
passagères. Ce marché très large aide et soutient les start-
up comme les multinationales : en effet, depuis toujours
les PME utilisent ce type de financement mais l’on
constate depuis trois ans un recours de plus en plus fort
à l’affacturage des entreprises qui génèrent plus de
15 millions d’euros de chiffre d’affaires, tous secteurs confondus.

A ce titre, nous intervenons sur le plus gros contrat
international jamais réalisé en affacturage grâce à notre
capacité d’intervention à l’échelle paneuropéenne (4 milliards
d’euros pour un encours moyen financé de 800 millions
d’euros). Aujourd’hui, les entreprises ont le choix dans une
gamme de produits d’affacturage très large allant, via
la subrogation de créances, de l’affacturage classique
comprenant financement, gestion, recouvrement et
assurance-crédit aux solutions allégées voire confidentielles
aux yeux des débiteurs pour mieux s’adapter aux seuls
besoins de nos clients

Pouvez-vous nous donner quelques indications sur
les avantages comparés de la titrisation* et de l’affacturage

La titrisation offre un avantage principal, l’engagement
dans la durée ; elle nécessite cependant des entreprises
qu’elles investissent dans les frais de montage juridique et
d’audit au moment même de la phase de montage.
Les frais engagés sont certes amortissables mais le ticket
d’entrée est lourd, ce qui en fait un produit plutôt orienté
pour les grandes entreprises. A terme, le coût de
la titrisation est probablement moindre en raison
de l’accès aux marchés de capitaux. L’affacturage, quant à
lui, bénéficie d’une mise en place très rapide, sans
modification préalable dans les systèmes d’information
comptables. Il permet ainsi des solutions modulables dans
le temps ainsi qu’une capacité d’adaptation importante.
En ce sens, il offre des gages de sur-mesure aux entreprises

et ne les engage que sur un coût proportionnel, sans
ticket d’entrée. En fait nous voyons chez nos prospects et
nos clients que deux entreprises sur trois abandonnent
assez vite l’étude pour la titrisation et optent pour
un rachat d’encours qui peut aussi être déconsolidant.
Toutefois, au-delà du délai rapide de mise en place et
d’une souplesse de fonctionnement plus importante,
l’affacturage n’offre pas le même engagement dans la durée
que la titrisation ni le même effet d’affichage auprès des
partenaires de l’entreprise, dû notamment à
la publicité de l’opération et à sa notation par une
ou plusieurs agences spécialisées.

5% de s e nt rep r ise s inte r rogée s d ise nt re co ur i r
au «reverse factoring». Pensez-vous que ce mode
de financement permettant d’obtenir du crédit fournisseur
soit promis à un bel avenir ?

Pour l’instant, le marché n’a pas encore atteint cette
maturité. A l’avenir – peut-être d’ici à deux ou trois ans –,
les entreprises devraient y avoir recours plus
systématiquement car cela est étroitement lié à
la dématérialisation. En effet les gros donneurs d’ordre
sont en avance sur le processus de dématérialisation
de leurs créances et par voie de conséquence de celles
de leurs fournisseurs auprès de qui ils ne peuvent qu’influer
à la démocratisation et à l’adoption par les PME
du process. Par ailleurs, la dématérialisation signe
une avancée significative dans la sécurisation
du financement car elle peut, dans nombre d’échanges
entre donneurs d’ordre et fournisseurs, avoir été initiée dès
la prise de commande pour uniformiser les circuits
d ’ i n fo r m at i o n . C o m m a n d e q u i c o n s t i t u e d é j à
un commencement de preuve de qualité qui favorise
l’octroi de financement.

Les gros donneurs d’ordre sont aussi ceux qui, par le biais
du reverse factoring, proposent à leurs fournisseurs
de recourir à un paiement anticipé. Il reste un inconvénient
pour celui qui gère le contrat : la concentration sur
le donneur d’ordre. A notre connaissance, en Europe
seu les que lques so c iétés le mettent en p lace,
dans la distribution et dans le secteur automobile.

Ce type d’opération ne peut se monter que si le donneur
d’ordre en est à l’initiative. De ce fait, le reverse factoring
possède pour l’instant une part de marché marginale car
trop dépendante de la volonté des grands donneurs
d’ordre, eux-mêmes peu nombreux.

Propos recueillis par Claude Walbert et Anne Lohéac.

_______________________
* Voir glossaire.

Patrice Coulon
Directeur général adjoint

GE Factofrance

L’affacturage pour privilégier la souplesse

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Glossaire

Affacturage

Technique de financement par laquelle une entreprise cède la propriété de ses créances à une autre
entreprise (le «factor») en échange de liquidités immédiates. Le «factor» devient donc propriétaire
des créances cédées et assure le recouvrement de celles-ci. En échange de ce service, le facteur se
rémunère en prélevant sur le montant des créances une commission et des intérêts.

Dailly (loi de cession)

La Loi Dailly fixe les règles permettant à un établissement financier de se faire payer directement par
un créancier une facture dont il a préalablement avancé les fonds à son client.

Cette technique de financement permet donc à une entreprise de bénéficier de crédit en contrepartie
de la production de factures représentatives de créances sur ses clients ou de créances sur
une collectivité publique. La mobilisation «Dailly» met en relation un établissement de crédit,
un emprunteur et un débiteur de la créance.

Reverse factoring

Le reverse factoring a pour objectif de proposer aux fournisseurs d’un débiteur une solution
d’affacturage à de meilleures conditions que celles qu’ils auraient contractées directement.
Le fournisseur bénéficie normalement de la qualité de signature du débiteur. Le développement
et l’orientation de ce type de programme dépendent de la stratégie du débiteur à l’égard de
ses fournisseurs, notamment dans la possibilité d’accéder au crédit court terme à de bonnes
conditions.

Titrisation

Importée des Etats-Unis à la fin des années quatre-vingt, la titrisation est un mode de financement
devenu un instrument de gestion du bilan, de gestion des risques et de création de valeur.
Ce terme définit une technique financière qui transforme des actifs non-liquides en trésorerie
(obligations de classe supérieure et subordonnée ou autre). La titrisation peut prendre des formes
multiples et satisfaire des besoins divers.

Elle permet de « vendre » un portefeuille non plus à un investisseur, mais à une multitude
d’investisseurs, c'est-à-dire au marché des capitaux, marché d’investisseurs virtuellement infini.
Elle obéit à certaines règles de mise en place et de structuration pour garantir aux acteurs de
la transaction une évaluation transparente des risques et donc l’établissement d’un «juste prix».

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0704SG711 - Juin 2007
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Ernst & Young remercie vivement les entreprises qui ont participé à cette enquête.

Cette étude a été réalisée sous la direction de Claude Walbert et Marc-Antoine Cabrelli avec la collaboration
de Frédéric Piolti, François Guilbaud, Frédéric Lumeau, Nicolas Gaillard, Rudolphe Pennec, David Fischer,
Stéphanie Persyn, Anne Lohéac et le Studio Graphique et Visuel.

01 46 93 73 73

[email protected]

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