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TitleJacqueline Lagacé - Comment j'ai vaincu la douleur et l'inflammation par l'alimentation
TagsClinical Trial Pain Placebo Osteoarthritis
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Table of Contents
                            Remerciements
Préface
Introduction
	Pourquoi avoir écrit ce livre?
Chapitre 1
	1. Mon expérience de la douleur chronique
	2. Douleurs à la colonne vertébrale
	3. Arthrose des genoux
	4. Arthrite/arthrose des mains
Chapitre 2
	1. Ma découverte des travaux du Dr Jean Seignalet
	2. Les effets thérapeutiques de l’observance du régime hypotoxique sur mon arthrite/arthrose des mains
	3. L’effet global du régime hypotoxique sur mon arthrite
	4. Précisions d’ordre méthodologique concernant le présent ouvrage
Chapitre 3
	1. Qui était le Dr Jean Seignalet?
		Les principaux scientifiques qui ont influencé Seignalet lors de l’élaboration de son régime ancestral
		Premiers essais de sa théorie sur des volontaires
		Effets placebos
		Études épidémiologiques
		Témoignages
	2. Les bases théoriques et les observations pratiques sur lesquelles s’est fondé le Dr Seignalet pour élaborer son régime nutritionnel hypotoxique
		Progression des essais cliniques du régime hypotoxique
	3. Liste des maladies qui ont répondu positivement au régime hypotoxique
		Maladies auto-immunes
		Maladies d’encrassage
		Maladies d’élimination
		Maladie complexe classée à part:
		Maladies (nombre: 43) qui ont répondu positivement au régime hypotoxique sur des nombres limités de patients, soit entre un et neuf patients
		Prévention de la maladie d’Alzheimer, de l’infarctus du myocarde et du cancer par le régime hypotoxique
	4. Liste des maladies qui ont répondu négativement au régime hypotoxique
Chapitre 4
	Les éléments clés du régime nutritionnel du Dr Seignalet
	1. Les enzymes
		Le rôle des enzymes dans la digestion des aliments
		Mode d’action des enzymes
		Les ennemis des enzymes
		Conséquence du dysfonctionnement enzymatique
	2. L’importance d’un intestin grêle intègre pour le maintien de la santé
		Caractéristiques de l’intestin grêle
		Autres types de cellules présents dans l’épithélium intestinal
		Fonctions principales de l’intestin grêle
		La flore bactérienne du grêle
		Les défenses du grêle
		Nécessité de la tolérance immunitaire
		L’hyperméabilité du grêle
		Causes de l’hyperméabilité du grêle
		Influence des caractères génétiques sur le développement de l’hyperméabilité intestinale
		Conséquences de l’hyperméabilité du grêle
	3. Données récentes de la recherche médicale confirmant le rôle du phénomène de l’hyperméabilité de l’intestin grêle dans l’apparition de maladies chroniques, tel que mis en évidence par Seignalet
		Les maladies inflammatoires de l’intestin au Japon
		Les maladies inflammatoires de l’intestin en Occident
		Des exemples de maladies auto-immunes dues à l’intolérance au gluten
		Le processus auto-immun pourrait être arrêté
		Le diabète de type 1 et la flore intestinale
		Hyperméabilité de la muqueuse intestinale
		L’immunité intestinale
		La fibromyalgie et la flore intestinale
		La polyarthrite rhumatoïde et la flore intestinale
		Conclusion
	4. Un élément essentiel de la théorie nutritionnelle du Dr Seignalet repose sur l’opposition entre l’alimentation ancienne et l’alimentation moderne
		Le régime ancestral et le régime moderne
		Industrialisation de l’alimentation
	5. Les céréales domestiques: une problématique alimentaire
		Les changements de structure des céréales
		Les modifications subies par le blé, le riz et le maïs, selon la revue de la littérature effectuée par Seignalet
		Les effets nocifs des céréales
		Études récentes confirmant la nocivité des céréales
	6. Le problème des laits animaux
		Les effets nocifs des produits laitiers recensés par Seignalet
		Le lait de femme et le lait de vache
		Protéines du lait de vache et maladies humaines
		Développement du cerveau humain et allaitement
		Effets protecteurs de l’allaitement
		Recherches récentes confirmant l’existence de relations entre les produits laitiers et les maladies chroniques
		L’hormone IGF-1 et le cancer
		Produits laitiers et augmentation du taux d’insuline dans le sang
		Stimulation de la sécrétion d’insuline et développement de maladies chroniques
		Corrélation entre la consommation élevée de lait chez les enfants et le diabète de type 1
		Industrialisation accélérée de la production laitière et maladies chroniques
		Consommation de produits laitiers et ostéoporose
		Nutrition moderne et ostéoporose
		Sources alimentaires de calcium
		Liste des aliments qui contiennent des quantités intéressantes et bio-assimilables de calcium
		Besoins quotidiens en calcium
		Ostéoporose et nutrition
	7. La cuisson des aliments
		Le problème de la cuisson des aliments vu par Seignalet
		Recherches scientifiques récentes confirmant la nocivité de certains aliments cuits à température élevée
		Les glycotoxines et leurs récepteurs RAGE en tant qu’inducteurs de nombreuses maladies chroniques
		Corrélations entre l’ingestion de glycotoxines, les phénomènes inflammatoires et la durée de vie
		Mécanismes de défense contre les glycotoxines
		Les tissus les plus affectés par les glycotoxines
		Aliments à contenu élevé en glycotoxines
		Quantification du carboxyméthyl-lysine, une variété de glycotoxine, dans des viandes et des poissons20116
		Quantification du carboxyméthyl-lysine dans divers aliments de consommation courante20217
		L’acrylamide, une glycotoxine particulièrement toxique produite au cours de la cuisson de certains aliments
		Méthodes susceptibles de réduire le taux d’acrylamide dans les aliments
		La cuisson des aliments et son rôle dans la formation de molécules mutagènes
		Comment résoudre personnellement le problème de la cuisson
Chapitre 5
	1. Les principes de base du régime alimentaire du Dr Seignalet
		Expérience du régime paléolithique
	2. Analyse des différents aliments
		Les laits animaux
		Les céréales
		Les viandes et les protéines d’origine animale
		Les légumes, les légumineuses et les fruits
		Les sucres
		Les huiles
		Aliments divers
		Les boissons
	3. Mon adaptation au régime Seignalet
Chapitre 6
	1. Le soja et la santé humaine
	2. Les eaux minérales
	3. Équilibre entre l’alcalinité et l’acidité des liquides corporels
	4. Les probiotiques
	5. Baisse des micronutriments (vitamines, sels minéraux et oligo-éléments) dans les aliments cultivés au cours des sept dernières décennies
		Un timide début de réglementation de l’industrie alimentaire
		L’alimentation industrielle et ses conséquences
	6. Suppléments de vitamines et de minéraux
		L’opinion de Seignalet
		Synergie entre les différents constituants d’un aliment
		Quelles sont les évidences de l’efficacité des suppléments de micronutriments?
		Vitamine D et calcium
		Importance du rôle de l’hormone parathyroïdienne
		Prise de suppléments de vitamines A, C ou E?
	7. Le sulfate de chondroïtine et le sulfate de glucosamine peuvent-ils atténuer les symptômes de l’arthrose?
	8. Les acides gras essentiels, les gras saturés et les gras trans
		Évolution des margarines
		Modification de la loi canadienne sur l’étiquetage des aliments
		Tests de conformité de l’étiquetage des aliments299
		Effets des gras trans et des gras saturés sur la santé
	9. Influence des sucres, en particulier du fructose sur l’hypertension, le diabète de type 1 et 2 et le fonctionnement des reins
		La biologie rénale en relation avec la consommation de fructose, la production d’acide urique et son excrétion par les reins
Chapitre 7
	1. Les réactions inflammatoires
	2. La réaction inflammatoire aiguë
	3. La réaction inflammatoire chronique
		Réactions inflammatoires chroniques en relation avec l’alimentation
	4. Tolérance et auto-immunité
	5. Rôle des molécules HLA dans la réponse immunitaire
	6. Les maladies auto-immunes
	7. Quelques exemples de maladies auto-immunes associées à différents types de HLA
Chapitre 8
	1. Une maladie auto-immunitaire type: la polyarthrite rhumatoïde
		Caractéristiques de la polyarthrite rhumatoïde
		Les lésions articulaires provoquées par la polyarthrite rhumatoïde
		Influence de la génétique et des facteurs environnementaux sur le développement de la polyarthrite rhumatoïde
		Le rôle joué par l’alimentation dans la polyarthrite rhumatoïde
		La théorie du Dr Seignalet relative au développement de la polyarthrite rhumatoïde
		Autres variantes de la théorie pathogénique présentée par le Dr Seignalet
		L’hypothèse du superantigène
		Hypothèses et actions proposées par Seignalet
		Le régime alimentaire hypotoxique et ses résultats
		Les malades atteints de polyarthrite rhumatoïde qui ont été traités suivant cette méthode par Seignalet
		Surveillance des malades
		Résultats du régime hypotoxique conçu pour l’arthrite rhumatoïde
		Mode d’action du régime
	2. Revue de la littérature scientifique récente sur le rôle des facteurs génétiques et environnementaux dans le développement et la persistance de la polyarthrite rhumatoïde
		Facteurs génétiques
		Facteurs de l’environnement susceptibles d’être des facteurs de risque dans le développement de la polyarthrite rhumatoïde
			L’influence des hormones féminines
			Le fait de fumer la cigarette (41 à 50 paquets par année)
		Rôle de l’alimentation dans le développement et le maintien de la polyarthrite rhumatoïde
			Le jeûne
		Rôle de l’alimentation dans le développement de la polyarthrite rhumatoïde
Chapitre 9
	1. La spondylarthrite ankylosante: hypothèses du Dr Seignalet et résultats obtenus chez ses patients
		Les malades traités par Seignalet
	2. La sclérose en plaques: hypothèses et résultats
		L’hypothèse du Dr Seignalet
		Résultats obtenus chez les patients
Chapitre 10
	1. Le rôle des déchets venus de l’intestin dans la théorie de l’encrassage
		La notion d’encrassage
		Le devenir des cellules encrassées
		Comment prévenir ou traiter l’encrassage
	2. L’arthrose, une maladie consécutive à l’encrassage tissulaire: caractéristiques et pathogenèse
		La théorie de Seignalet relative au mécanisme de l’arthrose
		Nouvelles données scientifiques confirmant que le phénomène d’encrassage est une des causes de l’arthrose et des autres maladies inflammatoires chroniques
		Résultats du régime ancestral élaboré par Seignalet chez les patients atteints d’arthrose
		Mécanisme d’action du changement nutritionnel
	3. La fibromyalgie
		La fibromyalgie, une maladie consécutive au phénomène d’encrassage, selon Seignalet
		Résultats obtenus avec le régime ancestral
	4. Le diabète de type 2 ou non insulinodépendant
		Hypothèse de Seignalet concernant la pathogenèse du diabète de type 2
		L’effet du régime hypotoxique sur l’intestin
		Résultats obtenus avec le régime hypotoxique de Seignalet
Chapitre 11
	1. La théorie des maladies d’élimination selon Seignalet
	2. La colite ou colopathie fonctionnelle
	3. La maladie de Crohn
	4. L’acné, une pathologie d’élimination cutanée
	5. L’eczéma atopique ou constitutionnel, appelé aussi dermatite atopique
	6. L’asthme
Chapitre 12
	1. Les médicaments anti-inflammatoires: généralités et modes d’action
	2. Les principales classes de médicaments antidouleur
		Les corticostéroïdes
		Les opioïdes et les cannabinoïdes
		Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
	3. Les effets secondaires des AINS
Chapitre 13
	Tentatives d’explication concernant le fait qu’une nutrition ciblée ne fait pas encore consensus pour prévenir et traiter nombre de maladies chroniques malgré la publication de nombreux travaux de recherche convaincants
		Autres facteurs d’importance qui s’opposent aux changements d’ordre alimentaire
		Pourquoi est-il si difficile et même menaçant d’abandonner un traitement standard inefficace au profit d’un régime alimentaire pour traiter les maladies chroniques?
		Modes d’attribution des subventions pour la recherche gouvernementale
		Emprise des compagnies pharmaceutiques sur la santé mise en évidence dans un article de la revue «Protégez-vous»
		Promotion, RD et impact sur la médecine
		Emplois non conformes des médicaments et études insuffisantes concernant les effets indésirables des médicaments
Épilogue
Glossaire
Bibliographie
                        
Document Text Contents
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spécifique, qui augmente d’intensité à la suite de la reconnaissance de l’agresseur,
l’immunité innée ne fait pas de distinction entre les différents agresseurs, car elle
n’implique pas un phénomène de mémoire. Comme elles forment la première ligne de
défense, les cellules du système immunitaire inné jouent un rôle crucial dans le
déclenchement et l’élimination des agents pathogènes. La réponse à un antigène
particulier dépend au départ de la reconnaissance, par les récepteurs des cellules du
système immunitaire inné, de certaines molécules appartenant à de nombreux
pathogènes comme les lipopolysaccharides. Les lipopolysaccharides font partie de la
structure des membranes bactériennes et sont particulièrement efficaces pour activer le
système immunitaire inné. Si les substances étrangères ne sont pas éliminées en un laps
de temps suffisamment court, le système immunitaire inné et le système immunitaire
spécifique ou adaptatif collaborent ensemble pour terminer le travail. Parce que le
système immunitaire spécifique ou adaptatif produit, à la différence du système
immunitaire inné, des récepteurs très complexes et variables, il permet la reconnaissance
spécifique d’un nombre pratiquement infini d’antigènes étrangers, mais demande un
temps de développement plus long. Le système immunitaire spécifique permet également
le développement de cellules mémoires; ces cellules mémoires sont capables de
déclencher beaucoup plus rapidement la lutte contre les molécules étrangères ou ​-
pathogènes reconnues par le système immunitaire spécifique lors des rencontres
ultérieures. Un bon exemple d’une réponse immunitaire spécifique rapide est celle
élaborée à partir de ​cellules mémoires qui restent présentes dans l’organisme à la suite de
la sensibilisation apportée par un vaccin. La réponse immunitaire adaptative ou
spécifique est aussi responsable des phénomènes d’allergie, d’auto-immunité et du rejet
des greffes qui nécessitent la présence de cellules mémoires. Parce qu’il fait appel à la
mémoire, le système immunitaire spécifique est plus lent à démarrer la lutte lors de la
première rencontre avec l’antigène étranger, mais il répond de façon plus spécifique et
efficace que le système immunitaire inné pour éliminer un agent étranger déterminé. De
plus, lorsque ce système immunitaire spécifique rencontre un antigène qu’il connaît déjà,
la réponse immunitaire est alors plus rapide, car la mémoire est déjà installée.

Par leur présence même, les substances considérées comme étrangères par l’organisme
envoient des signaux qui provoquent la dilatation des petits vaisseaux sanguins
(capillaires et veinules) et augmentent leur perméabilité. En conséquence, il y a sortie à

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l’extérieur des vaisseaux sanguins de plasma et de leucocytes tels que les polynucléaires
et les monocytes/macrophages. Les leucocytes traversent la paroi des capillaires par
diapédèse (Annexe 7). Ces cellules attirées par les substances reconnues comme
étrangères migrent vers elles, sécrètent de nombreux médiateurs qui participent à
l’inflammation aiguë ou les ingèrent et les détruisent par une action qualifiée de
phagocytose. Ce phénomène est bien illustré par l’enflure rouge qui survient à la suite
d’une égratignure le moindrement infectée. Certains médiateurs sont présents dans le
plasma, d’autres sont libérés par les globules blancs au cours du processus inflammatoire,
d’autres sont fabriqués au moment de l’inflammation sous l’influence d’enzymes. Toutes
ces molécules accélèrent la réaction inflammatoire. Le pus est constitué de ​globules
blancs morts au combat, de molécules étrangères mortes ou inactivées (virus, bactéries,
etc.) et de cellules de tissus lésés.

De façon générale, l’inflammation, une réponse immunitaire innée, donc non spécifique,
précède les réponses immunitaires de type spécifique. La réponse immunitaire innée
dépend des polynucléaires neutrophiles, des monocytes/macrophages et de nombreuses
molécules messages qui sont des activateurs importants dans l’élimination des
substances étrangères. La réponse immunitaire spécifique dépend des lymphocytes B et
T, des cellules présentatrices d’antigènes (CPA) que sont les cellules dendritiques, les
lymphocytes B et les macrophages activés, ainsi que de nombreuses molécules messages,
dont une grande variété de cytokines.

Lorsque la réponse immunitaire innée ne parvient pas à éliminer complètement les
agents pathogènes, une réponse immunitaire adaptative ou spécifique vient seconder la
réponse innée. Si la réaction immunitaire de type spécifique ne parvient pas, elle non
plus, à éliminer un agent infectieux ou considéré comme étranger, une réaction
inflammatoire chronique s’installe alors. Cette dernière met en jeu les principaux
combattants du système immunitaire spécifique, c’est-à-dire les lymphocytes B et T en
association avec les cellules présentatrices d’antigène. Les cellules présentatrices
d’antigène les plus efficaces sont les cellules dendritiques et, à un moindre degré, les
macrophages et les lymphocytes B. Ces différentes cellules collaborent avec les cellules
du système immunitaire inné et continuent d’activer en boucles les défenses
immunitaires de l’organisme par la sécrétion de molécules messages ou activatrices
appelées communément «cytokines». Il en résulte une inflammation chronique qui, à la

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